benjamin-nguyen

365 jours pour apprendre

0

benjamin-nguyen

Note : L’article qui suit est une interview de Benjamin du site 365 jours pour apprendre.

Bonjour Benjamin et merci de passer faire découvrir ton site aux lecteurs d’AstucesLangues.

Bonjour Solal et merci de m’accueillir sur son site.

De rien, j’adore échanger avec d’autres passionnés de langues. Allez, rentrons dans le vif du sujet. Parle-nous un peu de toi et de ton site 365 jours pour apprendre.

Je suis un Français originaire de la belle région de Bourgogne, j’ai 36 ans et j’ai toujours eu un grand intérêt pour les voyages et les cultures des autres pays. Comme les langues m’intéressent depuis tout petit, j’attendais avec impatience chaque cours d’anglais à l’école.

En fait j’ai acquis mes premières notions de langue britannique en traduisant les paroles de mon groupe préféré de l’époque : les Beatles. Je suis d’ailleurs encore un grand fan ! Grace à un niveau d’anglais correct j’ai pu voyager facilement en indépendant à travers le monde et notamment en Inde, pays qui m’a particulièrement ouvert l’esprit.

Aujourd’hui je vis en Asie ou je suis coordinateur pour une entreprise française d’informatique. Je suis aussi professeur d’anglais à l’occasion. J’ai obtenu le diplôme nécessaire pour enseigner l’anglais ici en Asie.

Je suis aussi collaborateur pour le site 365 jours pour apprendre pour ce qui concerne la section anglaise. Le site est en fait tenu par toute une équipe d’intervenants. Nous avons tous nos spécialités et nos domaines de prédilections.

J’ai envie de dire que le nom du site en dit déjà beaucoup mais tu pourrais nous en dire plus sur le concept de 365jourspourapprendre ?

Le concept du site est d’offrir des cours gratuits en ligne à tous ceux qui veulent apprendre de nouvelles choses ou approfondir leur connaissance. On y trouve des cours d’anglais mais on peut aussi y apprendre l’espagnol et beaucoup d’autres choses.

Le site intéresse particulièrement les étudiants du collège à l’université et aussi les adultes qui ont encore une véritable soif d’apprendre.

Il couvre un large domaine de niveau, du débutant à l’expert. Le but est vraiment d’offrir un maximum de ressources de qualité pour que nos lecteurs aient toujours de quoi satisfaire leur désir de savoir.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres sites d’apprentissage ?

La principale différence avec les autres sites d’apprentissage est que nous couvrons beaucoup de matières avec un seul site alors que l’on trouve souvent des sites spécialisés dans un seul domaine.

Nous espérons ainsi fonder une communauté de personnes ayant un attrait pour la culture sur internet. Un forum est d’ailleurs en phase d’élaboration et il permettra à terme d’échanger sur la thématique.

Le site couvre de nombreuses matières et on en ajoute régulièrement des nouvelles.

D’accord. Quelles matières sont traitées sur le site ?

Pour l’instant le site offre des cours de français, d’anglais, d’espagnol, d’italien et de philosophie. Nous parlons essentiellement de langues étrangères mais il est fort possible que d’autres matières soient ajoutées avec le temps.

Est-ce que vous commercialisez un produit ?

Non nous n’avons rien à vendre ! Le site est complètement gratuit et le restera.

Très bien. Benjamin, je te remercie d’être passé sur le site et invite les lecteurs à aller faire un tour sur 365 jours pour apprendre. ;)

365 jours pour apprendre

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 8.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)
Fabien-Snauwaert-Bilingue-Anglais

Interview de Fabien de Bilingue Anglais

4

 
Fabien-Snauwaert-Bilingue-Anglais

Fabien Snauwaert est un autodidacte de l’anglais.

Cette approche hors des sentiers battus l’a amené à analyser les rouages au cœur du processus d’apprentissage d’une langue.

C’est ce qui lui a donné envie de transmettre sa manière d’apprendre.

Il est l’auteur du livre « Devenir bilingue en anglais » et vous pouvez vous abonner à ses newsletters toujours éclairantes sur son site BilingueAnglais.com
 
Salut Fabien, ça me fait super plaisir de t’accueillir sur Astuces Langues. J’aime bien ton profil en fait, un peu différent de ce qu’on a pu voir dans les interviews précédentes.

Merci :)

Bon alors raconte-nous, comment t’es venu cette passion des langues?

En fait j’ai toujours été passionné par l’anglais parce que ça me semblait important. C’est un peu le rêve américain à la base si tu veux.

Puis avec une passion pour l’informatique, j’avais vraiment besoin d’apprendre l’anglais pour apprendre de nouvelles choses parce que les informations qui m’intéressaient n’étaient pas forcément dispos en français.

Ensuite j’ai toujours envie d’apprendre la langue du pays quand je voyage, même si ce n’est que pour quelques semaines.

Oui j’ai cru comprendre qu’en ce moment tu apprenais le hongrois?

il y a un petit peu plus d’un an, j’ai décidé de me mettre au hongrois parce que je savais que je retournerais dans le pays.

J’ai eu un mal fou à apprendre quoi que ce soit en France (je n’avais que la méthode Assimil) et personne ne comprenait quoi que ce soit quand j’y suis finalement retourné en vacances.

En revanche ça m’a donné envie d’aller plus loin et d’aller vivre là-bas. C’est ce que j’ai fait et en deux mois et demi j’ai atteint un niveau intermédiaire en hongrois. Là je voyage pour un tour du monde et mon but est de parler couramment hongrois, espagnol et de me mettre au russe.

Ok donc si je comprends bien ton but est de devenir polyglotte ?

On peut dire ça comme ça, oui.

En fait je ne sais pas trop pourquoi mais j’ai toujours eu envie d’apprendre et parler plusieurs langues. C’est peut-être parce que mes grands-parents ou arrière grands-parents étaient polonais, flamands, wallons ou français et que, pour autant, je ne parlais que français.

C’est aussi venu avec le temps. A force d’aider les gens en anglais, à force de lire sur le sujet des langues. Tout cela m’a donné envie de vraiment me lancer là-dedans.

Et puis il y a un côté défi un eu non ? ;)

Oui exactement. C’est ça qui m’a motivé à apprendre le hongrois. On dit souvent que c’est la langue la plus compliquée en Europe et je préférais m’attaquer à ça, comme premier pas pour être polyglotte, plutôt qu’à une langue facile pour un français comme l’italien ou l’espagnol.

Mon but est vraiment de pouvoir parler de tout, comme un natif, dans chaque langue que j’apprends.

En plus avec mon tour du monde j’ai l’occasion rêvée pour atteindre cet objectif :)

Bon tu nous fais rêver avec tes histoires de tour du monde là (rires) mais dis nous, tu n’as pas un conseil pour les gens bloqués chez eux qui ne sont pas en contact direct avec des natifs?

L’avantage d’apprendre une langue vivante, c’est justement que cela fait sortir de son quotidien et permet de voyager, au moins par la pensée, tout en restant chez soi.

Le mieux pour se débloquer c’est de se créer une environnement dans la langue, que ce soit de courts textes, des dialogues à écouter dans la langue, de la musique. On a besoin d’entendre la langue pour s’y habituer et pour l’assimiler.

On a un peu besoin du français, pour avoir des explications compréhensibles, mais dans l’ensemble les langues s’apprennent en faisant certaines choses, mêmes simples, à 100% dans la langue cible.

Comme par exemple la musique ;)

Oui c’est ce que j’explique dans les premiers chapitres de mon livre. D’expérience, les personnes les plus douées en langue que j’ai rencontré sont des personnes qui sont tombées amoureuses de la musique du pays.

C’est vrai pour beaucoup de francophones qui ont un très bon niveau d’anglais. C’est vrai pour des étrangers qui parlent très bien français, même sans vivre en France, parce qu’ils adorent la chanson française. J’ai beaucoup d’autres exemples du genre.

C’est d’autant plus facile pour une langue comme l’anglais puisque l’on trouve en fait plus de contenus en anglais qu’en français, que ce soit sur Internet ou pour acheter des livres ou des films.

Pour résumer, il est essentiel de se créer une bulle dans sa langue cible. Si j’ai fini par réussir à le faire pour le hongrois, c’est faisable pour beaucoup d’autres langues ! :)

D’ailleurs tu donnes un outil super puissant dans ton livre pour apprendre avec la musique. Je dois avouer que je ne le connaissais pas alors que ça fait des années que je me passionne pour les langues.

Oui il se trouve dans les premiers chapitres qui sont téléchargeables gratuitement ;)

Tu dis qu’il faut se créer un environnement dans la langue. Un truc que je n’ai encore jamais testé c’est d’accueillir des natifs chez soi en couch surfing. Tu as déjà testé?

Ah, en accueil malheureusement pas encore. J’ai des lecteurs qui s’y sont mis en revanche, faute de pouvoir voyager autant qu’ils l’aimeraient.

Et les retours sont positifs?

Ils sont contents de leurs expériences, comme le plus souvent avec CS. Ça leur permet d’entretenir la motivation et de faire des rencontres. Quel que soit le niveau, c’est toujours une bonne chose!

Pour l’immersion, je dirais que le plus important c’est de créer un BESOIN de parler la langue. Si vous hébergez ou vous faites héberger par quelqu’un avec qui vous pouvez pas parler français, vous serez obligé de pratiquer et c’est une pression positive.

Oui effectivement j’avais vu la vidéo d’un américain qui racontait qu’il s’était mis en coloc avec des japonais aux Etats-Unis et qu’ils ne parlaient que japonais entre eux.

Oui, c’est ce genre d’exemple qu’il faut viser. Ne pas voyager n’empêche pas d’apprendre, au contraire, c’est un super loisir que d’apprendre à distance.

La vraie question à se poser c’est : « Qu’est-ce que je peux faire pour pratiquer mon anglais (ou mon japonais, ou mon hongrois, ou mon russe) tous les jours? » C’est important d’être prêt à ABANDONNER complètement le français peut-être une heure par jour, ou bien 20 minutes par-ci, par-là.

C’est pour ça que je déconseille d’écouter ou d’utiliser des produits bilingues. Le paradoxe c’est que pour devenir bilingue, il ne faut pas pratiquer de manière bilingue mais pratiquer de manière unilingue une nouvelle langue jusqu’à ce que cela devienne naturel.

Si vous ne connaissez que 50 mots dans une langue, rien ne vous empêche de ne faire quelque chose QUE avec ces mots, sans vous servir du français, pendant 20 minutes. C’est un message difficile à faire passer parfois.

Effectivement ça me parait une approche assez radicale.

Ok, nuançons un peu: les produits bilingues sont corrects mais il faut faire attention d’utiliser la page dans la langue cible le plus longtemps possible. Les aller-retours entre le français et la langue cible empêchent de bien s’imprégner de la langue.

Il y a un vrai effort à fournir là-dessus, pour ne pas se laisser tenter de zieuter tout le temps sur le texte en français.

Le mieux est d’assimiler le sens du texte en lisant ou en écoutant la version française une fois et ensuite de n’utiliser QUE la partie dans la langue cible.

Pour les documents audio, le mieux est quand ils ne contiennent pas de français du tout (ce qui n’empêche pas d’avoir une traduction en français au format papier que l’on regardera juste de temps en temps pour se rafraîchir la mémoire).

Ok, merci pour ces astuces pratiques. Tu conseilles de commencer à discuter avec des natifs à partir de quand ?

Bonne question ! :)

C’est évidemment plus gratifiant lorsqu’on se débrouille déjà un minimum car c’est là que d’avoir étudié avant tout seul chez soi paye. D’un autre coté il faut faire attention de ne pas attendre trop longtemps, au risque d’avoir une différence de niveau entre ce qu’on comprend et ce qu’on peut dire.

Dans tous les cas mieux vaut trop tôt que trop tard. Les rencontres permettent d’alterner théorie et pratique et donnent envie de mieux gérer la théorie (même les points les plus ennuyeux du style conjugaisons, verbes irréguliers, etc.).

Tu prends souvent l’anglais comme exemple car c’est par cette langue que tu as commencé, mais on a l’impression que tes conseils sont applicables à chaque langue finalement, non?

C’est vrai que beaucoup de principes restent universels. Les langues changent mais les principes restent les mêmes.

Qu’il s’agisse de mémoriser, de penser clairement, de penser dans la langue, de décomposer un mot ou une phrase compliqués en sous-éléments plus simples… Peu importe la langue, on utilise les mêmes outils.

J’ai beaucoup travaillé là-dessus avant de me mettre au hongrois et pendant mes deux mois à Budapest et cela m’a servi énormément.

D’ailleurs je crois savoir que tu sors ton deuxième livre sur ce sujet

Oui j’ai bossé sur un livre sur le sujet depuis mon retour de Hongrie. En gros j’ai mis tout ce qui m’a servi à apprendre l’anglais mais aussi le hongrois rapidement. C’est basé sur mon expérience personnelle et sur beaucoup de recherches sur le sujet.

Si tu veux c’est un livre sur les principes ET la pratique pour apprendre une langue efficacement et rapidement pouvoir la parler. Ce que les gens appelleraient vulgairement avoir un don pour les langues vivantes.

Merci beaucoup Fabien de nous avoir accordé de ton temps et bonne chance pour ton défi !

J’invite tout ceux qui veulent en savoir plus à venir découvrir tout ça sur ton site ;)
 
 
 
Avez-vous d’autres questions à poser à Fabien ? Quelles langues aimeriez vous parler ?

Dites-nous ça dans les commentaires ! ;)

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 7.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)
moqueur burlon

Un mot, un jour (Espagnol-19)

5

Moqueur

moqueur burlon

Le premier mot du jour est burlón et signifie moqueur. Le féminin, moqueuse, se dit burlona. Bref, du très classique. Je pense que le meilleur moyen de s’en rappeler s’est de penser au mot burlesque qui vient de l’italien burla (qui veut dire blague).

Attention, rien à voir avec la définition américaine du burlesque à la Dita von Teese, l’article Wikipédia fait bien de le préciser. :)

Au passage si tu te demandes comment faire le ó eh bien il suffit de maintenir la touche alt appuyée puis de taper 162. Hop! ó!
 
se moucher sonar

Se moucher

Ici rien de bien compliqué, se moucher se dit sonarse, autrement dit se faire sonner (comme un klaxon). Il n’y a plus qu’à s’imaginer en train de se pincer le nez pour le faire sonner comme une trompette » et l’affaire est dans le sac.

Bonus, sonar veut vraiment dire sonner donc c’est deux pour le prix d’un, royal!
 
 
 
 
 

Voyou

voyou en col blancVoyou se dit golfo. Parfois il faut un peu chercher des voies détournées pour trouver un moyen mnémotechnique acceptable.

Finalement je me suis dit que le golf c’est le sport préféré de la criminalité en col blanc, ces voyous du monde de l’entreprise.
 
 
 
 
Crédit photos:
© Roy McMahon/Corbis

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 10.0/10 (1 vote cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)
eclipse

Un mot, un jour (Espagnol-18)

1

Retour à une série laissée un peu en suspens, voilà de qui augmenter un peu ton vocabulaire espagnol ;)

Asombrar

eclipse
Le premier mot du jour est asombrar qui veut dire étonner, stupéfier. Pour m’en souvenir, j’ai fait appel à un souvenir d’enfance: Tintin. Dans l’album le temple du soleil, Tintin, alors captif des Incas, lit dans le journal l’annonce d’une éclipse et fait croire à ces ignorants qu’il commande au soleil.

Les incas étonnés et même stupéfaits par l’assombrissement soudain du ciel demande grâce à Tintin en l’échange de la vie du professeur Tournesol.

Temer


Temer veut dire craindre et vient directement du latin timere (beaucoup plus logique que nous les espagnols, sur le coup). Bon, je sais, ça ne t’aide pas des masses si tu n’es pas un latinisant aguerri qui a lu Virgile dans le texte (timeo danaos et dona ferentes).

Par contre si je te dis « timoré », ça te parle sans doute plus non? Temer → craindre, timoré → craintif.

Apostar

apotre misant
Apostar m’a directement fait penser à apôtre. Quel rapport avec le mot miser, véritable signification d’apostar? Bonne question. Flashback 2000 ans plus tôt, banlieue de Nazareth. Les aspirants messies et autres prédicateurs pullulaient dans le royaume de Judée.

Bien malin celui qui aurait pu dire alors lequel d’entre eux rentrerait dans l’Histoire. On peut dire que les 13 apôtres ont eu du flair lorsqu’ils ont misé sur Jésus (une semaine après Noël, timing de folie sur Astuces Langues).

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0.0/10 (0 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)
courrier des lecteurs

Courrier des lecteurs

2

Cette semaine, c’est Andry qui m’écrit pour me demander des conseils pour rendre son allemand oral plus fluide et plus naturel.courrier des lecteurs
 
Salut,
Après avoir discuté avec quelques étrangers, notamment des arabes et des chinois qui parlaient un français, sinon impeccable, du moins avec un niveau plus qu’honorable au bout d’un an, je me suis rendu compte que l’apprentissage des langues me fascinait.

De fait, je me renseigne un peu sur le net, et je tombe sur ton site que je trouve très intéressant (j’en profite pour passer la brosse à reluire !)

Actuellement, je tente d’apprendre le malgache – je suis originaire de Madagascar – avec la méthode Assimil, mais je dois avouer qu’au bout de 2 mois, la phase active est assez poussive et, parfois je maudis mon cerveau d’être aussi engourdi, et de fait je me sens un peu bête par rapport à vous tous qui parlez plusieurs langues. Enfin bon.

Ayant donc lu ton blog, j’ai vu que tu avais étudié l’Allemand et que tu avais à l’époque le même problème que j’ai actuellement à savoir : très bonne compréhension, mais 3 décennies et demie à construire une phrase. Pour ma part, j’ai étudié l’Allemand en LV2 pendant 7 ans ( lycée + études supérieures ), puis j’ai pris un cours collectif, mais rien n’y fait, la construction des phrases est toujours aussi laborieuse, ie à base de « attend, bouge pas, quelle est la fonction du complément dans la phrase COD ? COI ? quel genre ?, quel nombre, tiens, il sert à quoi ce dabei au milieu « , sans parler des verbes en fin de relative : la phrase est si longue que, le temps de l’achever, j’ai oublié ce que je voulais dire ( non, on ne se moque pas, c’est véridique ).

Et pourtant, je suis capable de lire un roman contemporain allemand relativement sans problème, c’est dire que mon cas est désespéré ! Je pense que j’intellectualise trop les déclinaisons : les natifs doivent les utiliser spontanément car sinon « ça sonnerait faux ».

Tout ça pour te demander conseil : as tu eu des méthodes qui t’ont semblé plus efficaces que d’autres ? J’imagine que ton séjour en Allemagne favorise grandement les choses !
Si tu as un peu de temps pour éclairer mes lanternes, je suis preneur !
Je te remercie !

 
Salut Andry,

Pour commencer merci pour les compliments, ça me motive pour continuer à écrire régulièrement! Je ne peux pas trop me prononcer sur l’édition malgache mais en général Assimil propose un contenu de bonne facture. En revanche là où ça pêche, c’est sur les consignes d’utilisation que donne Assimil.

Je te rassure, ton cerveau n’est pas engourdi et il n’y a vraiment pas de quoi se sentir bête. Pour être à l’aise dans une langue il faut tout simplement l’utiliser de manière active le plus rapidement possible. Pour moi la phase active d’Assimil doit commencer dès la première phrase du premier dialogue. C’est d’ailleurs comme ça que Luca a procédé pour ses 10 langues.

Je pense que le plus simple serait de reprendre ton bouquin Assimil au tout premier dialogue en adoptant cette approche active. Lis et écoute le dialogue un certain nombre de fois (comme d’habitude) mais cette fois-ci au lieu de passer simplement à la leçon suivante, prends le temps de faire des flash cards (avec Anki par exemple) dans le sens français->malgache.

Cela va te permettre d’apprendre facilement des phrases et de les réviser en plus pile au bon moment. Dans 2-3 mois tu connaitras par coeur des dizaines (voire des centaines) de phrases qui constitueront un stock que tu vas pouvoir réutiliser tel quel ou simplement en remplaçant certains mots. L’avantage c’est que tu n’auras plus du tout à penser à la grammaire puisque ces phrases vont t’en donner une compréhension intuitive (comme chez les enfants).

Pour ce qui est de l’allemand, crois-moi, j’ai vécu exactement la même chose, mot pour mot. C’est sur que partir vivre sur place m’a permis de faire un bond en termes de progression mais en fait le déclic, je l’ai eu quelques mois avant de partir.

Je suis tombé sur un forum anglophone où les mecs expliquaient qu’il fallait se parler quotidiennement tout seul sous la douche. Ça m’a paru saugrenu mais je l’ai fait. J’ai aussi ressorti un bouquin de prépa intitulé le thème allemand grammatical et me suis entrainé tous les jours à traduire du français vers l’allemand (à voix haute ou dans ma tête), si bien que j’ai passé l’entretien d’embauche pour mon stage directement en allemand.

Quand tu dis que tu intellectualises trop tu as tout as fait raison. En fait tu as toute cette connaissance théorique et c’est ça qui te bloque. Tu es un peu comme Néo dans Matrix, tu ne peux plus ne plus voir la matrice. Les allemands eux n’en sont même pas conscients, ils ont ce qu’ils appellent un « Sprachgefühl ». Un peu comme nous utilisons le subjonctif après « il faut que » sans y penser.

Pour commencer je te conseillerais:
- de te prendre Assimil en allemand et d’appliquer les mêmes conseils que pour le malgache. Apprendre des phrases va te permettre de mettre le cerveau sur off, tu n’auras plus besoin de penser aux cas
- de t’inscrire sur Sharedtalk pour parler allemand avec de vrais allemands
- de lire de temps en temps de manière « active », c’est à dire en faisant attention aux structures pour encore mieux t’en imprégner
- de bosser un peu tous les jours ;)

En plus je pense que tu es bien meilleur que tu ne le crois, il faut juste apprendre à lâcher prise. C’est un peu comme la première fois que j’ai essayé de taper au clavier sans regarder les touches. 9 fois sur 10 c’était la bonne lettre qui sortait, je n’en croyais pas mes yeux en regardant l’écran!

Essaye simplement de parler sans y réfléchir, à l’instinct. Parfois ça sera faux, mais comme tu connais les règles, tu vas te corriger tout seul dans ta tête et ton cerveau enregistrera la modification pour la prochaine fois ;)

VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0.0/10 (0 votes cast)
VN:F [1.9.22_1171]
Rating: 0 (from 0 votes)
Haut de page