moqueur burlon

Un mot, un jour (Espagnol-19)

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Moqueur

moqueur burlon

Le premier mot du jour est burlón et signifie moqueur. Le féminin, moqueuse, se dit burlona. Bref, du très classique. Je pense que le meilleur moyen de s’en rappeler s’est de penser au mot burlesque qui vient de l’italien burla (qui veut dire blague).

Attention, rien à voir avec la définition américaine du burlesque à la Dita von Teese, l’article Wikipédia fait bien de le préciser. :)

Au passage si tu te demandes comment faire le ó eh bien il suffit de maintenir la touche alt appuyée puis de taper 162. Hop! ó!
 
se moucher sonar

Se moucher

Ici rien de bien compliqué, se moucher se dit sonarse, autrement dit se faire sonner (comme un klaxon). Il n’y a plus qu’à s’imaginer en train de se pincer le nez pour le faire sonner comme une trompette » et l’affaire est dans le sac.

Bonus, sonar veut vraiment dire sonner donc c’est deux pour le prix d’un, royal!
 
 
 
 
 

Voyou

voyou en col blancVoyou se dit golfo. Parfois il faut un peu chercher des voies détournées pour trouver un moyen mnémotechnique acceptable.

Finalement je me suis dit que le golf c’est le sport préféré de la criminalité en col blanc, ces voyous du monde de l’entreprise.
 
 
 
 
Crédit photos:
© Roy McMahon/Corbis

eclipse

Un mot, un jour (Espagnol-18)

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Retour à une série laissée un peu en suspens, voilà de qui augmenter un peu ton vocabulaire espagnol ;)

Asombrar

eclipse
Le premier mot du jour est asombrar qui veut dire étonner, stupéfier. Pour m’en souvenir, j’ai fait appel à un souvenir d’enfance: Tintin. Dans l’album le temple du soleil, Tintin, alors captif des Incas, lit dans le journal l’annonce d’une éclipse et fait croire à ces ignorants qu’il commande au soleil.

Les incas étonnés et même stupéfaits par l’assombrissement soudain du ciel demande grâce à Tintin en l’échange de la vie du professeur Tournesol.

Temer


Temer veut dire craindre et vient directement du latin timere (beaucoup plus logique que nous les espagnols, sur le coup). Bon, je sais, ça ne t’aide pas des masses si tu n’es pas un latinisant aguerri qui a lu Virgile dans le texte (timeo danaos et dona ferentes).

Par contre si je te dis « timoré », ça te parle sans doute plus non? Temer → craindre, timoré → craintif.

Apostar

apotre misant
Apostar m’a directement fait penser à apôtre. Quel rapport avec le mot miser, véritable signification d’apostar? Bonne question. Flashback 2000 ans plus tôt, banlieue de Nazareth. Les aspirants messies et autres prédicateurs pullulaient dans le royaume de Judée.

Bien malin celui qui aurait pu dire alors lequel d’entre eux rentrerait dans l’Histoire. On peut dire que les 13 apôtres ont eu du flair lorsqu’ils ont misé sur Jésus (une semaine après Noël, timing de folie sur Astuces Langues).

courrier des lecteurs

Courrier des lecteurs

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Cette semaine, c’est Andry qui m’écrit pour me demander des conseils pour rendre son allemand oral plus fluide et plus naturel.courrier des lecteurs
 
Salut,
Après avoir discuté avec quelques étrangers, notamment des arabes et des chinois qui parlaient un français, sinon impeccable, du moins avec un niveau plus qu’honorable au bout d’un an, je me suis rendu compte que l’apprentissage des langues me fascinait.

De fait, je me renseigne un peu sur le net, et je tombe sur ton site que je trouve très intéressant (j’en profite pour passer la brosse à reluire !)

Actuellement, je tente d’apprendre le malgache – je suis originaire de Madagascar – avec la méthode Assimil, mais je dois avouer qu’au bout de 2 mois, la phase active est assez poussive et, parfois je maudis mon cerveau d’être aussi engourdi, et de fait je me sens un peu bête par rapport à vous tous qui parlez plusieurs langues. Enfin bon.

Ayant donc lu ton blog, j’ai vu que tu avais étudié l’Allemand et que tu avais à l’époque le même problème que j’ai actuellement à savoir : très bonne compréhension, mais 3 décennies et demie à construire une phrase. Pour ma part, j’ai étudié l’Allemand en LV2 pendant 7 ans ( lycée + études supérieures ), puis j’ai pris un cours collectif, mais rien n’y fait, la construction des phrases est toujours aussi laborieuse, ie à base de « attend, bouge pas, quelle est la fonction du complément dans la phrase COD ? COI ? quel genre ?, quel nombre, tiens, il sert à quoi ce dabei au milieu « , sans parler des verbes en fin de relative : la phrase est si longue que, le temps de l’achever, j’ai oublié ce que je voulais dire ( non, on ne se moque pas, c’est véridique ).

Et pourtant, je suis capable de lire un roman contemporain allemand relativement sans problème, c’est dire que mon cas est désespéré ! Je pense que j’intellectualise trop les déclinaisons : les natifs doivent les utiliser spontanément car sinon « ça sonnerait faux ».

Tout ça pour te demander conseil : as tu eu des méthodes qui t’ont semblé plus efficaces que d’autres ? J’imagine que ton séjour en Allemagne favorise grandement les choses !
Si tu as un peu de temps pour éclairer mes lanternes, je suis preneur !
Je te remercie !

 
Salut Andry,

Pour commencer merci pour les compliments, ça me motive pour continuer à écrire régulièrement! Je ne peux pas trop me prononcer sur l’édition malgache mais en général Assimil propose un contenu de bonne facture. En revanche là où ça pêche, c’est sur les consignes d’utilisation que donne Assimil.

Je te rassure, ton cerveau n’est pas engourdi et il n’y a vraiment pas de quoi se sentir bête. Pour être à l’aise dans une langue il faut tout simplement l’utiliser de manière active le plus rapidement possible. Pour moi la phase active d’Assimil doit commencer dès la première phrase du premier dialogue. C’est d’ailleurs comme ça que Luca a procédé pour ses 10 langues.

Je pense que le plus simple serait de reprendre ton bouquin Assimil au tout premier dialogue en adoptant cette approche active. Lis et écoute le dialogue un certain nombre de fois (comme d’habitude) mais cette fois-ci au lieu de passer simplement à la leçon suivante, prends le temps de faire des flash cards (avec Anki par exemple) dans le sens français->malgache.

Cela va te permettre d’apprendre facilement des phrases et de les réviser en plus pile au bon moment. Dans 2-3 mois tu connaitras par coeur des dizaines (voire des centaines) de phrases qui constitueront un stock que tu vas pouvoir réutiliser tel quel ou simplement en remplaçant certains mots. L’avantage c’est que tu n’auras plus du tout à penser à la grammaire puisque ces phrases vont t’en donner une compréhension intuitive (comme chez les enfants).

Pour ce qui est de l’allemand, crois-moi, j’ai vécu exactement la même chose, mot pour mot. C’est sur que partir vivre sur place m’a permis de faire un bond en termes de progression mais en fait le déclic, je l’ai eu quelques mois avant de partir.

Je suis tombé sur un forum anglophone où les mecs expliquaient qu’il fallait se parler quotidiennement tout seul sous la douche. Ça m’a paru saugrenu mais je l’ai fait. J’ai aussi ressorti un bouquin de prépa intitulé le thème allemand grammatical et me suis entrainé tous les jours à traduire du français vers l’allemand (à voix haute ou dans ma tête), si bien que j’ai passé l’entretien d’embauche pour mon stage directement en allemand.

Quand tu dis que tu intellectualises trop tu as tout as fait raison. En fait tu as toute cette connaissance théorique et c’est ça qui te bloque. Tu es un peu comme Néo dans Matrix, tu ne peux plus ne plus voir la matrice. Les allemands eux n’en sont même pas conscients, ils ont ce qu’ils appellent un « Sprachgefühl ». Un peu comme nous utilisons le subjonctif après « il faut que » sans y penser.

Pour commencer je te conseillerais:
- de te prendre Assimil en allemand et d’appliquer les mêmes conseils que pour le malgache. Apprendre des phrases va te permettre de mettre le cerveau sur off, tu n’auras plus besoin de penser aux cas
- de t’inscrire sur Sharedtalk pour parler allemand avec de vrais allemands
- de lire de temps en temps de manière « active », c’est à dire en faisant attention aux structures pour encore mieux t’en imprégner
- de bosser un peu tous les jours ;)

En plus je pense que tu es bien meilleur que tu ne le crois, il faut juste apprendre à lâcher prise. C’est un peu comme la première fois que j’ai essayé de taper au clavier sans regarder les touches. 9 fois sur 10 c’était la bonne lettre qui sortait, je n’en croyais pas mes yeux en regardant l’écran!

Essaye simplement de parler sans y réfléchir, à l’instinct. Parfois ça sera faux, mais comme tu connais les règles, tu vas te corriger tout seul dans ta tête et ton cerveau enregistrera la modification pour la prochaine fois ;)

Les kanjis dans la tête

Les kanjis dans la tête

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Les kanjis dans la tête
Cela faisait longtemps que j’avais à cœur de vous présenter cet ouvrage. C’est LE bouquin qui a changé ma vision des kanjis (et donc, du japonais).

Pour moi comme pour la plupart des débutants, un kanji était une combinaison aléatoires de traits impossible à reconnaître et à reproduire. C’était comme si on avait laissé un bébé faire des gribouillages pour ensuite donner un sens à son chef-d’oeuvre.

La révélation

 
En réalité point de tout ça, les kanjis sont tous composés des mêmes « briques » appelées 部首 (bushu) en japonais, chaque kanji étant formé d’une à trois briques parmi les 214 disponibles.

L’auteur original du livre, James Heisig, a eu la très bonne idée de se servir des briques de chaque kanji pour former une petite histoire servant de moyen mnémotechnique.

Par exemple la kanji 冒 qui veut dire risque est composé des briques 日(le jour, le soleil) et 目 (l’oeil) empilées l’une sur l’autre. Il semble très naturel de se dire que regarder le soleil en face est un risque pour vos yeux, non?

Partant de là, Heisig réutilise les kanjis déjà appris comme brique à part entière. Par exemple il se ressert du kanji 寺 (temple bouddhiste) pour expliquer le kanji qui veut dire temps (時). 寺 ne fait pas partie des briques officielles mais cela permet tout simplement de rendre les histoires plus faciles à mémoriser.

Le soleil est l’unique moyen de mesure le temps dans les temples bouddhistes (tout autre instrument comme les montres étant proscrit pour ne pas gêner la méditation).

L’avantage avec Les kanjis dans la tête, c’est que vous comprenez le kanji au lieu de le réécrire mille fois bêtement en espérant qu’il finisse pas rentrer (ce qui est un gâchis de temps énorme). Il reste gravé dans la mémoire à long terme avec très peu de chance d’oublier comment il s’écrit.

Les détracteurs

 
Certains voient dans ce livre une hérésie (peut-être ont-ils un problème avec ça parce que ça rend le japonais trop simple à leur goût?):

  • Il y a les adeptes de la force brute, qui copient chaque kanji 500 fois pour l’apprendre (2 heures au lieu de 5 minutes pour une histoire mnémotechnique)
  • Il y a ceux qui critiquent le fait que les lectures ne sont pas dans le bouquin. A mon avis c’est très bien de d’abord se concentrer sur le sens car cela rend le processus d’apprentissage plus efficace. C’est le fordisme appliqué au kanjis :)

Heisig a consacré un second ouvrage aux lectures mais il est à mon sens beaucoup moins révolutionnaire et je déconseille de l’acheter. L’apprentissage des lectures doit se faire en contexte avec de vrais mots dans des vraies phrases (à quoi sert d’apprendre les 5 lectures en composé d’un caractère brut de décoffrage? C’est pour la beauté du geste peut-être?)

Le livre n’est pas dispo sur Amazon en ce moment mais vous pouvez le commander directement sur le site d’Yves Maniette ou dans sa version originale anglais Remembering the kanjis.

Pour-être franc, j’avais trouvé la version anglaise des Kanjis dans la tête en téléchargement illégal mais vous ne vous rendez pas service en faisant ça. Je trouve le papier irremplaçable (j’ai besoin de toucher, de feuilleter, de pouvoir naviguer dans la bouquin avec légèreté et en plus l’écran fait mal aux yeux) si bien que j’ai fini par l’acheter quand même.

Si vous n’êtes pas sur que les kanji dans la tête est fait pour vous, Yves Maniette (qui a adapté le livre en français) vous laisse la possibilité de découvrir les 280 premiers kanji gratuitement!

Décaglotte heureux

Interview: Luca parle 10 langues et nous explique sa méthode infaillible

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Luca le décaglotteSalut Luca, ça me fait vraiment super plaisir de t’accueillir ici pour cette interview. On peut dire que tu es une célébrité dans la communauté des passionnés de langues.

Pour rappeler un peu les faits, en 2008 tu as posté une vidéo où tu parlais 8 langues et ça a rapidement fait le buzz, notamment sur le forum du site how-to-learn-any-language qui est je le rappelle, le plus gros forum anglophone consacré aux langues. Aujourd’hui les vidéos de ta chaîne Youtube ont été vues presque 700000 fois.

En fait ta célébrité ne vient pas seulement de cette première video où tu parles 8 langues. Tu en as publié de nombreuses par la suite, où tu expliques ta méthode et où tu donnes ton point de vue sur certaines questions « clé » en langues, notamment sur la courbe d’apprentissage ou sur l’utilité de prendre des cours. D’ailleurs j’invite tous les lecteurs qui parlent anglais à visiter ta chaine Youtube d’urgence! ;)

On commence par le grand classique des interviews de polyglotte. Combien de langue parles-tu à l’heure actuelle? Lire la suite

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