Archives pour novembre, 2011

all japanese all the time

Les méthodes de l’extrême : All Japanese all the time

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C’est l’histoire d’un mec…

all japanese all the time
C’est l’histoire d’un américain un peu barjot qui a décidé qu’il allait montrer à tout le monde ce dont il était capable.

Le mec était remonté comme un coucou suisse, prêt à en découdre avec un mythe : la très crainte langue japonaise. Rien à faire pour l’en empêcher! Armé de son énorme motivation, il avait juré qu’il allait faire subir les derniers outrages à la maman du japonais. Dé-ter le mec je te dis !

Tout en japonais, tout le temps

 
Cet américain, qui se fait appeler Khatzumoto sur le net, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Du jour au lendemain, il a totalement japonisé son environnement. Pendant 1 an et demi, le mec a dormi, mangé et respiré japonais.

Il a acheté Windows en japonais, a mis son Facebook en japonais, n’a plus regardé que des films en japonais et lu des livres, des blogs et des forums en japonais. Dès qu’il avait un temps mort, il faisait quelque chose en japonais. Aux toilettes? Japonais! Dans les files d’attente? Japonais! Sous la douche? Japonais! Bon je m’arrête là avant que ça dérape mais tu vois le principe.

Son secret pour tenir ce rythme: il ne faisait que des choses qui lui plaisaient, mais en japonais.

Les outils

En fait je te dis « du jour au lendemain » mais en fait ce n’est pas tout à fait vrai. Les 6 premiers mois il n’a pas fait de vrai japonais. Il s’est d’abord attaqué au système d’écriture au moyen de deux bouquins très utiles. Il a commencé par les kanas avec Remembering the Kana puis a enchainé les 2000 et quelques kanjis officiels avec Les Kanji dans la tête (enfin la version originale en anglais). L’auteur a créé des petites histoires qui servent de moyens mnémotechniques pour se rappeler des kanjis. Ce bouquin est tellement génial que je pense d’ailleurs y consacrer un article.

Passés ces 6 mois, il a mis en marche la machine et n’a fait que des choses qui l’amusaient en japonais. Et pour être sûr de bien retenir, il mettait beaucoup de phrases qu’il trouvait intéressantes dans un logiciel de répétition espacée (en fait c’est lui qui m’a fait découvrir Anki) dans le sens japonais-anglais. A la fin, il avait récolté 10000 phrases.

Les résultats

Au bout d’un an et demi, il parlait couramment. Voyez plutôt:

Il a trouvé du boulot au Japon et a ouvert son site pour parler de cette expérience: All japanese all the time

Plus et moins


    Du côté des plus:

  • Une approche naturelle sans livres de grammaire
  • Une bonne dose de fun passé les 6 premiers mois. Même si tout est en japonais, tu ne fais que des trucs que tu aimes
  • Parler japonais couramment en un an et demi ça fait rêver non?
  • Des coûts limités. Il propose plein de ressources gratos comme le site de vidéo NicoNicoDouga
    Du côté des moins:

  • Une approche extrêmement chronophage et no-life. Dis adieu à ta vie, tes amis et ton boulot (à moins qu’ils soient japonais).
  • Les 6 premiers mois à se concentrer sur les kanas et kanjis ont un coté très frustrant. J’ai essayé et honnêtement je n’ai pas tenu. Je conseille vivement de commencer à faire du vrai japonais à coté sous peine de devenir dingue.
  • Il néglige complètement la « production » de japonais au début de l’apprentissage ce qui est je trouve contre-productif.

Comment l’adapter à tes besoins?

Sans renoncer complètement à ta vie, voilà déjà quelques choses à faire dès maintenant:

  • Te créer un compte niconico (un youtube communautaire japonais).
  • Mettre ton Facebook en japonais.
  • Si tu as du mal avec les kanjis, te procurer Les Kanji dans la tête. Tout va te paraitre beaucoup plus simple, tu vas voir.
  • Essaye de lire des blogs et des forums japonais sur des sujets qui t’intéressent.
  • Lire son site, il écrit bien et pas mal de ses posts sont des must read.
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grenzenlos

Le meilleur cours de ma vie

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J’écris cet article dans le Paris-Berlin qui me ramène à la maison et je profite de l’occasion pour revenir sur mes premiers pas en allemand.

Ma meileure leçon d’allemand

grenzenlos
Je me rappelle encore très bien de mon premier cours d’allemand. J’étais haut comme trois pommes et je venais de rentrer en 6ème. Je me rends compte en écrivant ces lignes que c’était il y a 15 ans et comme en plus on est dimanche soir, je sens comme une légère envie de déprimer poindre à l’horizon. Mais passons.

Donc comme je le disais, j’étais haut comme trois pommes et j’avais une prof ma foi très sympathique, ce qui, chez les profs d’allemand, est suffisamment rare pour être souligné (je plaisante, bien entendu).

Je me rappelle étonnamment bien des premières leçons. Il y était question de cochons d’Inde disparus, de vacances, de bronzage, de robes à volants et d’échange de sandwichs à la pause de 10h (si vous êtes nés dans les années 80 ça vous dit probablement quelque chose, ces bouquins s’appelaient « Grenzenlos »).

Ces premières leçons étaient constituées de petits dialogues mettant en scène des situations de la vie de tous les jours. Aujourd’hui encore, le vocabulaire reste gravé dans ma mémoire. Je pourrais même vous ressortir des passages entiers, signe que ces dialogues, pourtant banals en apparence, m’ont marqué de manière indélébile. Lire la suite

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Première vidéo après 3 mois d’espagnol

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Salut à tous, aujourd’hui il y a du nouveau sur le blog puisque je publie une petite vidéo de moi-même en train de parler espagnol.

L’objectif est double, d’une part vous expliquer comment j’ai bossé la semaine dernière après avoir fini Harry Potter et d’autre part vous monter un peu où j’en suis après 3 mois et quelques jours d’espagnol.

Comme je l’explique dans le vidéo, j’ai trouvé un site sympa avec des dialogues très vivants et axés pratique. Dans la vidéo je lis le texte du dialogue en anglais et le traduis à la volée en espagnol.

Ces textes sont vraiment parfaits pour apprendre du vocabulaire, des expression idiomatiques (vayamos al grano) et des formes irrégulières (tuviéramos, estuviéramos).

Malheureusement j’ai merdé sur le niveau du son du dialogue, il va falloir tendre l’oreille…Promis je me rattrape dans la prochaine! ;)

Bon forcément c’est loin d’être parfait, je vous l’accorde et je mesure le chemin qu’il me reste à parcourir pour atteindre mon objectif d’ici mi-février, mais c’est déjà un bon début, non?
 

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Inflation espagnole

Un mot, un jour (Espagnol-17)

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Inflation espagnole17ème épisode de nos aventures espagnolo-mnémotechniques, aujourd’hui nous allons voir les mots monter/augmenter, trou, et balai (je sais, dangereuse combinaison).

Subir

Ah, un faux-ami, comme ils sont nombreux en espagnol. Subir ne veut pas dire subir, sinon ça serait trop facile, mais augmenter. Augmenter comme dans augmentation des prix par exemple, d’ailleurs cela nous fournit un parfait moyen de nous en rappeler. Eh oui, qu’est-ce que les gens subissent le plus de nos jours, l’augmentation des prix pardi (d’où le choix de l’image, la boucle est bouclée). Subir peut aussi voulor dire gravir (comme dans un gravir une montagne) ou, plus communément, monter comme monter dans sa voiture ou monter sur son…
 

Balai

Escobar, le trafiquant qui ne voulait pas devenir balayeur
Transition de fou non? En plus je vous parlais d’Harry Potter dans un de mes derniers articles, ça tombe bien. Balai se dit escoba, pas vraiment de rapport, il va falloir se creuser un peu les méninges.

Si escoba veut dire balai, escobar veut dire balayer. Il ne reste plus qu’à penser à Pablo Escobar. Le plus fameux trafiquants de drogue du 20ème siècle était issu d’un milieu très pauvre et ne pouvant se payer des études, il a commencé à vivre de petits trafics pour ne pas devenir balayeur. Si vous ne savez pas qui est Pablo Escobar, lisez sa biographie (en espagnol bien sûr), c’est bon pour votre vocabulaire et votre culture perso.

Trou

percer un trou
Allez plus qu’un et je vous laisse tranquilles, en plus le lien est direct, ça va nous prendre deux secondes.
 
Trou se dit agujero et si on se penche un peu sur les mots de la même famille, on trouve aguja (l’aiguille) et aguijón qui est quasi transparent et signifie aiguillon. Entre une aiguille (ou un aiguillon) et un trou, il n’y a qu’un pas que je franchis, hop!

Je ne peux pas vous laisser sans vous conseiller de regarder ces quelques minutes de documentaire en espagnol ou on parle du plus gros trou au monde, le trou noir. Ils répètent le mot agujero negro au moins 10 fois, si après ça vous avez pas fixé! ;)
 

 
 
Crédit photo: Gregor Schuster/Corbis

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mi-parcours

Apprendre l’espagnol en 6 mois (7)

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mi-parcours

3 mois tout rond

 
Aujourd’hui nous sommes le 15 Novembre et devinez quoi? Cela fait exactement 3 mois que je me suis lancé le défi d’apprendre en l’espagnol en 6 mois et nous sommes donc à mi-parcours.

Tu te demandes probablement où j’en suis. Si tu as suivi les épisodes précédents, tu te rappelles sans doute qu’après la perte de mon iPhone, je me suis rabattu sur Harry Potter y la piedra filisofal en livre audio pour continuer à bosser régulièrement.

Eh bien ça y est, je viens de le finir et je peux dire une chose: je me suis vraiment fait plaisir pendant ces deux semaines! A aucun moment je n’ai eu le sentiment d’être en train de bosser et je ne me suis jamais forcé, j’étais même impatient de pouvoir retourner m’asseoir tranquillement dans un coin du bus mon casque sur les oreilles!

Même si je n’ai fait aucun effort conscient, je pense que lire ce livre m’a aidé à progresser sur plusieurs points importants:

  • Le vocabulaire: Il y a beaucoup de mots qui reviennent assez souvent et à force de les lire ils finissent par rentrer tous seuls. Alors certes il y a des mots qui ne vont probablement plus jamais me servir comme varita (la baguette magique) mais finalement ça reste un pourcentage infime.
  • La familiarisation avec les tournures de phrases espagnoles: sans forcément parler de grammaire pure et dure, l’espagnol a des spécificités pas toujours faciles à appréhender. Je pense notamment à la place de la négation ou des pronoms réfléchis ainsi que la tendance à placer la préposition « a » un peu partout de manière aléatoire du genre seguir a alguien (WTF?). Je crois que je vais pouvoir utiliser tout ça de manière plus naturelle et en évitant la corvée d’ouvrir un bouquin de grammaire.
  • L’assimilation des conjugaisons et des verbes irréguliers: je m’étais déjà pris 5 minutes par jour pendant une semaine pour voir comment les verbes espagnols fonctionnaient mais j’avais vraiment la flemme d’apprendre les verbes de manière active, surtout les irréguliers. Je me disais que savoir conjuguer le verbe chasser à l’imparfait du subjonctif n’allait pas beaucoup me servir et que les formes irrégulières utiles allaient apparaître assez souvent pour que je les retienne. Effectivement le bouquin en est truffé, bon ce n’est pas encore parfait mais j’en ai retenu pas mal.

Un autre truc que je retire c’est que ça vaut vraiment le coup de prendre un livre audio! J’y vois plusieurs avantages non négligeables:

  • Lire et écouter en même temps fait travailler deux sortes de mémoires à la fois ce qui permet de fixer plus facilement.
  • Cela permet de faire du « shadowing » c’est à dire répéter à voix haute avec un petit décalage pour améliorer la prononciation.
  • Cela améliore la vitesse de lecture vu qu’il faut suivre le narrateur. J’aime bien prendre mon temps en français, mis là je n’ai que 6 mois en tout pour réussir.
  • On peut continuer à écouter la cassette même si les mains sont prises par autre chose ou qu’il fait encore (ou déjà) nuit, ce qui n’est pas possible avec un simple livre.

Bon après j’ai vraiment fait de la lecture plaisir, je ne me suis quasiment jamais arrêté sur les mots que je ne connaissais pas ou qui ne ressemblaient pas au français. Il me reste donc à relire de manière consciente armé d’un Stabylo.

Petit bilan de ces 3 mois donc :
- Au bout d’un mois et demi je connaissais 1400 mots.
- Au bout de deux mois je pouvais chatter avec Roberto mon pote mexicain polyglotte.
- Au bout de trois je finissais mon premier bouquin.

Il me reste 3 mois et je compte bien continuer à acquérir du vocabulaire et surtout je vais essayer de mettre l’accent sur l’oral à partir de maintenant. ;)

Crédit image © Ocean/Corbis

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