Petit bilan pour commencer

Salut à tous, découvrez aujourd’hui l’épisode 5 (eh oui, déjà!) de mon défi espagnol. C’est un épisode à ne surtout pas manquer si vous voulez savoir comment éviter les pièges qui pourrait vous coûter très cher.

Ces deux dernières semaines, j’ai été confronté à deux obstacles majeurs que rencontrent toutes les personnes qui apprennent une langue étrangère. J’ai du trouver des solutions pour pouvoir continuer à avancer.

Pour résumer un peu pour ceux qui auraient raté les épisodes précédents, cela fait maintenant 7 semaines pile que j’ai commencé à apprendre l’espagnol . Mon but étant de parler couramment en moins de 6 mois et en ne dépensant pas plus de 5€ en tout.

Comme prévu, j’ai continué à me servir de Mosa Lingua comme unique moyen d’apprentissage et en essayant de ne pas y passer plus de 30 minutes par jour (pour rappel, je me suis fixé ces 30 minutes car je pense que c’est le temps que n’importe qui peut investir chaque jour dans l’apprentissage d’une langue).

J’avoue qu’il a parfois été difficile de tenir ce délai. La fatigue aidant (je suis quelqu’un de bien occupé et je dors peu) je suis parfois monté à 45 minutes, mais rassurez vous je vous dis pourquoi et surtout je vais vous révéler ma solution radicale à ce petit problème!

Voyons tout de suite tout ça plus en détail semaine par semaine ;)
 

Semaine 6

Je continue sur ma lancée
J’ai continué sur ma bonne lancé de la semaine 5 et j’ai tenu le cap comme on peut le voir à droite.

J’ai donc appris 1262 cartes dont une grosse moitié est déjà stockée dans ma mémoire de long terme.

Cette fois-ci je n’ai pas accumulé de retard, j’ai vraiment fait mes 30 nouvelles cartes par jour avec une régularité de coucou suisse.

Ça a l’air facile dit comme ça mais j’ai par moment vraiment dû me faire violence.

Le piège

Cette sixième semaine est un tournant crucial. Quand on démarre un nouveau projet et/ou qu’on se lance un nouveau défi, il y a toujours une espèce d’état de grâce.

C’est comme si la motivation nécessaire pour avancer s’entretenait toute seule.

Et puis un beau jour pouf, plus rien. Je ne parle pas d’un petit coup de moins bien sur une journée, mais d’un véritable effondrement de la motivation. Difficile de s’y mettre, pas envie d’ouvrir Mosa Lingua. La lose quoi.

J’ai un peu réfléchi à ce que je faisais de travers, et puis je me suis rendu compte que ma routine espagnole quotidienne était beaucoup trop monotone . Apprendre 30 nouvelles cartes, revoir les anciennes et recommencer le lendemain.

C’était un peu comme si je faisais un régime et que je me forçais à ne manger que des carottes bouillies à tous les repas. Comme dirait Muriel Robin dans un de ces sketchs « je sais pas de qui c’est, cette idée, mais c’est une idée de con ».

Mosa Lingua est sans doute le meilleur outil sur le marché pour bosser l’espagnol mais justement il est fait pour bosser. Le risque c’est de ne faire que ça, de se mettre à penser « espagnol=boulot » et que tout ça se transforme en corvée.

On prend quand même du plaisir avec Mosa parce que l’interface est sympa et qu’il est facile mesurer sa progression mais j’avais complètement oublié de me faire vraiment plaisir.

Du coup je me suis dit que j’allais reproduire ce que j’avais fait avec l’allemand et je me suis mis à écouter de la musique en espagnol. Bizarrement tout s’est mis à aller beaucoup mieux. :)

Je me suis mis à reconnaitre les mots que j’apprends avec Mosa Lingua dans les chansons et ça reboosté ma motivation. C’est bête mais quelque part on se dit « génial ça marche, tout ça ce n’est pas pour rien »!

Pour citer quelques exemples, Raul Paz pour la musique cubaine et 7 notas 7 colores pour le rap old school (une de mes préférées est Nikes nuevas)

Semaine 7

1400 et toutes mes dents
La 7ème semaine a donc été marquée par un regain de motivation mais malgré tout j’ai remarqué que je devais consacrer de plus en plus de temps à Mosa. Tu vois que j’en suis à 1400 cartes au lieu de 1470 selon le planning et c’est tout à fait voulu. Explications.

Le piège 2, le retour

En fait les logiciels SRS comme Mosa sont vraiment géniaux (ils permettent de ne jamais oublier, de se fixer des objectifs précis et quantifiables et forcent à s’installer dans une routine d’apprentissage) mais il y a un revers à la médaille.

En fait c’est mathématique, plus tu apprends de cartes, plus tu dois en réviser. Comme ça se fait progressivement, on ne s’en rend pas compte tout de suite mais le nombre de cartes à réviser augmente chaque jour un peu, surtout si comme moi on tendance à se sous-noter.
 
Regarde entre ces deux images:
 
77 cartes à réviser...plus de 100 par jour!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
En fait le nombre de cartes à réviser a une courbe en cloche qui fait un plateau au moment où tu n’as plus de nouvelles cartes à apprendre. Autant c’est pas grave sur des paquets de 400 cartes, autant sur un paquet unique de plus de 3000 cartes comme avec Mosa, ça peut durer un bout de temps.

Eh bien j’ai trouvé une solution simple et radicale. Je n’apprends plus de nouvelles cartes le temps de laisser « retomber le soufflé ». A 1400 cartes j’ai tout simplement arreté d’en apprendre de nouvelles!

Pour le moment je ne fais que réviser les anciennes. Le temps que je consacrais d’habitude aux nouvelles cartes, je le passe à lire des journaux en espagnol sur le net. Maintenant que j’ai le vocabulaire suffisant, ça vaut le coup!

A la semaine prochaine!

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