C’est l’histoire d’un mec…

all japanese all the time
C’est l’histoire d’un américain un peu barjot qui a décidé qu’il allait montrer à tout le monde ce dont il était capable.

Le mec était remonté comme un coucou suisse, prêt à en découdre avec un mythe : la très crainte langue japonaise. Rien à faire pour l’en empêcher! Armé de son énorme motivation, il avait juré qu’il allait faire subir les derniers outrages à la maman du japonais. Dé-ter le mec je te dis !

Tout en japonais, tout le temps

 
Cet américain, qui se fait appeler Khatzumoto sur le net, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère. Du jour au lendemain, il a totalement japonisé son environnement. Pendant 1 an et demi, le mec a dormi, mangé et respiré japonais.

Il a acheté Windows en japonais, a mis son Facebook en japonais, n’a plus regardé que des films en japonais et lu des livres, des blogs et des forums en japonais. Dès qu’il avait un temps mort, il faisait quelque chose en japonais. Aux toilettes? Japonais! Dans les files d’attente? Japonais! Sous la douche? Japonais! Bon je m’arrête là avant que ça dérape mais tu vois le principe.

Son secret pour tenir ce rythme: il ne faisait que des choses qui lui plaisaient, mais en japonais.

Les outils

En fait je te dis « du jour au lendemain » mais en fait ce n’est pas tout à fait vrai. Les 6 premiers mois il n’a pas fait de vrai japonais. Il s’est d’abord attaqué au système d’écriture au moyen de deux bouquins très utiles. Il a commencé par les kanas avec Remembering the Kana puis a enchainé les 2000 et quelques kanjis officiels avec Les Kanji dans la tête (enfin la version originale en anglais). L’auteur a créé des petites histoires qui servent de moyens mnémotechniques pour se rappeler des kanjis. Ce bouquin est tellement génial que je pense d’ailleurs y consacrer un article.

Passés ces 6 mois, il a mis en marche la machine et n’a fait que des choses qui l’amusaient en japonais. Et pour être sûr de bien retenir, il mettait beaucoup de phrases qu’il trouvait intéressantes dans un logiciel de répétition espacée (en fait c’est lui qui m’a fait découvrir Anki) dans le sens japonais-anglais. A la fin, il avait récolté 10000 phrases.

Les résultats

Au bout d’un an et demi, il parlait couramment. Voyez plutôt:

Il a trouvé du boulot au Japon et a ouvert son site pour parler de cette expérience: All japanese all the time

Plus et moins


    Du côté des plus:

  • Une approche naturelle sans livres de grammaire
  • Une bonne dose de fun passé les 6 premiers mois. Même si tout est en japonais, tu ne fais que des trucs que tu aimes
  • Parler japonais couramment en un an et demi ça fait rêver non?
  • Des coûts limités. Il propose plein de ressources gratos comme le site de vidéo NicoNicoDouga
    Du côté des moins:

  • Une approche extrêmement chronophage et no-life. Dis adieu à ta vie, tes amis et ton boulot (à moins qu’ils soient japonais).
  • Les 6 premiers mois à se concentrer sur les kanas et kanjis ont un coté très frustrant. J’ai essayé et honnêtement je n’ai pas tenu. Je conseille vivement de commencer à faire du vrai japonais à coté sous peine de devenir dingue.
  • Il néglige complètement la « production » de japonais au début de l’apprentissage ce qui est je trouve contre-productif.

Comment l’adapter à tes besoins?

Sans renoncer complètement à ta vie, voilà déjà quelques choses à faire dès maintenant:

  • Te créer un compte niconico (un youtube communautaire japonais).
  • Mettre ton Facebook en japonais.
  • Si tu as du mal avec les kanjis, te procurer Les Kanji dans la tête. Tout va te paraitre beaucoup plus simple, tu vas voir.
  • Essaye de lire des blogs et des forums japonais sur des sujets qui t’intéressent.
  • Lire son site, il écrit bien et pas mal de ses posts sont des must read.
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